Soudjouk, le saucisson arménien : origine, goût et comment le manger

Soudjouk arménien doux entier et en fines tranches sur une planche en bois

Le soudjouk, c’est ce saucisson sec de bœuf aux épices que l’on retrouve de l’Arménie à la Turquie (où il s’appelle sucuk) en passant par le Liban (soujouk). Je l’ai découvert grâce à la famille de mon mari, d’origine arménienne, et c’est aujourd’hui un produit que l’on a toujours dans le frigo.

Alors à mon tour, j’ai envie de te le faire connaître :

  • Ce que c’est
  • Comment le choisir
  • Comment le manger
  • Ma recette d’omelette au soudjouk, toute simple.

📌 À retenir :

  • Le soudjouk est un saucisson sec arménien, fait de bœuf haché, d’ail, de cumin, de paprika et de piment, séché plusieurs semaines.
  • Il porte d’autres noms selon les pays : sucuk en Turquie, soujouk au Liban. C’est la même famille de saucisses sèches épicées.
  • Il existe en deux versions, doux ou fort. Choisis le doux pour une première dégustation.
  • Il se mange cru en fines tranches à l’apéro, rapidement poêlé, ou dans une omelette, à ajouter en fin de cuisson.
  • Tu le trouves dans les épiceries arméniennes et orientales, par exemple chez Mayrig ou Sassoun à Marseille.
  • Il se conserve au réfrigérateur, bien emballé une fois entamé, ou au congélateur pendant plusieurs mois.

Mise à jour : 09/2026

Qu'est-ce que le soudjouk ?

Le soudjouk est une charcuterie sèche, de la famille des saucissons, que l’on appelle aussi saucisson arménien ou saucisse arménienne. Contrairement à notre saucisson, il n’est pas fait avec du porc dans sa version arménienne, mais avec du bœuf. Sa chair est dense, d’un rouge brun foncé, et son goût est bien relevé par les épices.

Côté prononciation, tu l’entendras souvent dire « soudjour ». Et tu le verras écrit de mille façons : soudjouk, soujouk, sucuk, sudjuk ou encore sujuk. C’est bien le même produit, avec quelques différences selon le pays.

Origine, viande et épices

Le soudjouk existe dans les Balkans, au Moyen-Orient et jusqu’en Asie centrale. La viande varie selon les régions : du bœuf principalement, du porc dans certains pays des Balkans, et même du cheval en Asie centrale. Le soudjouk arménien, lui, est à base de bœuf.

Pour l’assaisonnement, on retrouve presque toujours :

  • De l’ail, qui lui donne beaucoup de caractère ;
  • Du cumin ;
  • Du paprika et du piment, plus ou moins fort ;
  • Du poivre et du sel.

La viande hachée et épicée est ensuite mise en boyau, puis séchée pendant plusieurs semaines. C’est ce séchage qui lui donne sa texture ferme et lui permet de se manger cru.

Soudjouk, sucuk, soujouk : quelles différences ?

Ce sont trois noms pour une même famille de saucisses sèches épicées, mais chaque pays a sa façon de faire :

  • Le soudjouk arménien : 100 % bœuf, plutôt maigre, avec un goût d’épices très présent.
  • Le sucuk turc : c’est le nom turc du soudjouk. Les versions du commerce contiennent souvent plus de gras, ce qui change la texture et le goût.
  • Le soujouk libanais : on le trouve aussi sous forme de petites saucisses fraîches épicées, à faire griller ou revenir à la poêle, souvent servies en sandwich.
Soudjouk, saucisson arménien 100 % bœuf, présenté entier

Une histoire de famille arménienne

Si je te parle du soudjouk aujourd’hui, c’est parce qu’il fait partie de ma vie depuis que j’ai rencontré la famille de mon mari. C’est avec eux que j’ai appris à le connaître, à le trancher finement pour l’apéritif et à le glisser dans une omelette.

La cuisine arménienne est encore peu connue, souvent confondue avec la cuisine libanaise dont elle est proche. Pourtant, elle a plein de bonnes choses à faire découvrir, du soudjouk au pasterma en passant par les beureks. J’espère qu’avec cet article, tu auras envie de goûter le soudjouk arménien à ton tour.

Doux ou fort : lequel choisir ?

Le soudjouk se vend en deux versions :

  • doux : bien parfumé, avec un piment discret. C’est celui qu’il faut choisir si tu n’en as jamais goûté ;
  • fort : nettement plus pimenté, pour les amateurs.

Chez nous, on prend toujours du doux, comme pour le chorizo : ce sont nos goûts, et ça permet de bien sentir les épices sans que le piment prenne le dessus. Vérifie donc l’étiquette avant d’acheter, surtout la première fois.

Comment manger le soudjouk ?

Il y a trois grandes façons de le déguster, et aucune ne demande de talent particulier en cuisine.

En fines tranches à l'apéro

C’est la façon la plus simple : tu le tranches très finement, comme un saucisson, et tu le sers avec du pain. Il a toute sa place sur une assiette de mezzés à l’apéritif, à côté d’un houmous maison, de quelques olives et de légumes au vinaigre. Il peut aussi faire une entrée toute simple.

Poêlé pour réveiller ses épices

Passées quelques instants dans une poêle bien chaude, les tranches de soudjouk libèrent un peu de gras parfumé et deviennent légèrement croustillantes sur les bords. Pas besoin d’ajouter de matière grasse, et surtout, ne le laisse pas trop longtemps : il sèche très vite.

Dans une omelette, notre façon préférée

À la maison, c’est clairement comme ça qu’on le préfère. Les œufs adoucissent le côté épicé du soudjouk et on obtient un repas rapide et plein de goût. Je te donne ma recette juste en dessous.

Recette de l'omelette au soudjouk

Une omelette classique, dans laquelle j’ajoute le soudjouk à la toute fin de la cuisson : c’est mon astuce pour éviter qu’il ne sèche encore plus.

Pour 2 personnes – Préparation : 5 min – Cuisson : 5 min

Ingrédients :

  • 4 œufs (2 par personne)
  • 8 tranches fines de soudjouk doux (4 par personne)
  • 1 cuillère à soupe d’huile
  • Sel (peu, le soudjouk est déjà salé) et poivre

Préparation :

  1. Coupe le soudjouk en tranches assez fines.
  2. Casse les œufs dans un saladier, sale légèrement, poivre et bats-les à la fourchette.
  3. Fais chauffer l’huile dans une poêle à feu moyen, puis verse les œufs battus.
  4. Laisse cuire comme une omelette classique, en ramenant les bords vers le centre.
  5. Quand l’omelette est presque prise, dépose les tranches de soudjouk dessus et laisse encore 1 minute, juste le temps qu’elles chauffent.
  6. Plie l’omelette en deux et sers aussitôt, avec une salade verte et du pain.

Mon conseil : ne mets pas le soudjouk au début avec les œufs. Il est déjà sec par nature, et une cuisson trop longue le rend dur.

Omelette au soudjouk, avec les tranches de saucisson arménien ajoutées en fin de cuisson

Où acheter du soudjouk ?

On le trouve principalement dans les épiceries arméniennes et orientales, au rayon charcuterie, et parfois en ligne.

De notre côté, on l’achète indifféremment chez Mayrig ou chez Sassoun, deux adresses que ma famille connaît depuis des années à Marseille, dans le 12e arrondissement. Mayrig est une épicerie arménienne qui propose le soudjouk en doux et en fort, et qui a aussi un site internet si tu es loin. Sassoun est un traiteur-pâtisserie arménien incontournable du quartier de Beaumont. Je te présente ces adresses en détail dans mon article pour découvrir la cuisine arménienne à Marseille.

Et si tu veux goûter le soudjouk au restaurant, je te conseille aussi le Phénicia, mon resto arménien préféré à Marseille.

Comment le conserver ?

Comme un saucisson sec, le soudjouk se conserve au réfrigérateur. Une fois entamé, emballe-le dans du papier ou un film alimentaire pour qu’il ne sèche pas davantage, et consomme-le dans les jours qui suivent. Respecte toujours la date indiquée sur l’étiquette.

Tu peux aussi le congeler, bien emballé ou sous vide : il se garde alors plusieurs mois. Je te conseille de le congeler déjà tranché, tu n’auras qu’à prendre la quantité nécessaire pour ton omelette.

FAQ - Soudjouk

Le soudjouk arménien est fait à 100 % de bœuf haché, sans porc. Selon les pays, la recette change : dans certains pays des Balkans, on trouve des versions au porc, et en Asie centrale, des versions au cheval.

Oui. Comme il est séché plusieurs semaines, il se mange cru en fines tranches, comme un saucisson. Tu peux aussi le poêler rapidement pour réveiller ses épices.

Ce sont deux charcuteries arméniennes de bœuf, mais le soudjouk est une saucisse sèche à base de viande hachée, alors que le pasterma est une pièce de bœuf entière, séchée puis enrobée d’une pâte d’épices au fenugrec, à l’ail et au paprika.

On l’entend souvent prononcer « soudjour ». Les deux orthographes les plus courantes en français sont soudjouk et soujouk.

Un goût de viande séchée bien épicé, marqué par l’ail et le cumin. La version douce reste très parfumée sans piquer, la version forte est nettement pimentée.

D’autres saveurs arméniennes à découvrir

Si le soudjouk t’a donné envie d’aller plus loin dans la cuisine arménienne, voici quelques idées sur le blog :

Et tu retrouveras tous mes articles sur le sujet dans la rubrique cuisine arménienne, que j’enrichis au fil du temps.

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Soudjouk, le saucisson arménien : origine, comment le manger et recette de l'omelette au soudjouk

12 Commentaires sur “Soudjouk, le saucisson arménien : origine, goût et comment le manger”

  1. gregoire dit:

    On en trouve de plus en plus souvent frais sous vide, à faire sécher soi-même.
    Moi je l’utilise entier dans un ragoût de légumes, d’aubergines en particulier… Faire simplement revenir puis laisser mijoter dans le ragôut, mais je ne t’apprends rien!

    • Circee dit:

      Justement c’est chez Mayrig que j’ai l’habitude d’en acheter, mais il était en vente pas sous vide par contre. Mais là-bas je l’achète directement en boutique, pas
      sur Internet, car je vais souvent à Marseille.

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